lundi 26 septembre 2016

Festival Les enfants d'abord - à Paris dans des péniches et des lieux à fleur d'eau





Festival Les Enfants d’abord : brochure à télécharger ICI


Le festival de spectacle vivant pour le très jeune public de 7 mois à 7 ans,

à Paris dans des péniches et des lieux à fleur d’eau.

Du samedi 8 octobre au dimanche 16 octobre 2016

  • Des spectacles pluridisciplinaires présentées par 18 compagnies qui mènent un travail de recherche artistique, exigeant et novateur en direction de la petite enfance,
  • 20 spectacles dont 11 créations pour 72 représentations, une conférence- débat, un grand bal,
  • 13 péniches, barges et lieux à fleur d’eau dans 4 arrondissements de Paris
  • Des représentations en temps scolaire pour les écoles, les crèches, halte- garderies, associations…,
  • 2 week-end particulièrement destinés aux familles

mardi 20 septembre 2016

Edmond - A. Michalik - théâtre du Palais Royal



Site du théâtre ICI
mardi au samedi 21h et dimanche 16h30
Photos Copyright Ajejandro Guererro

Edmond
Alexis Michalik
 Mise en scène de l'auteur.

Avec Anna Mihalcea, Christian Mulot, Christine Bonnard, Guillaume Sentou, Jean-Michel Martial, Kevin Garnichat, Nicolas Lumbreras, Pierre Bénézit, Pierre Forest, Regis Vallée, Stéphanie Caillol, Valérie Vogt


Cyrano, l’un des plus beaux rôles du répertoire, convoité par tous les comédiens, Constant Coquelin en a été le créateur, et c’est l’histoire d’une rencontre, d’une amitié solide que nous conte Alexis Michalik.



1895, la grandissime Sarah joue une pièce « La princesse lointaine » d’un jeune poète, Edmond Rostand. Le jeune Edmond est marié avec son grand amour Rosemonde Gérard, et ils ont deux garçons, qui deviendront illustres à leur tour mais ça ils ne le savent pas encore !

Pour l’instant, les dettes s’accumulent, Edmond ne croit plus en lui, mais il peut compter sur Rosemonde, qui a laissé de côté sa carrière de poétesse, plus tard peut être reprendra-t-elle son envol.

On ne peut rien refuser à Coquelin, et Rostand ne peut lui résister longtemps, il lui propose une pièce en vers, mais se garde bien de lui dire, qu’elle est encore dans sa tête et pas vraiment sur papier !

Edmond retrouve avec plaisir ses amis et surtout un comédien, beau garçon, frimeur, qui aime conter fleurette à la jolie costumière du théâtre, où se joue la dernière comédie de Feydeau « le dindon ». Courteline et Feydeau sont en haut de l’affiche, et se moquent gentiment de Rostand.

Rostand va peu à peu, au fil des rencontres au bistrot ou dans les coulisses, se forger l’idée de sa pièce, de ses répliques, bien sûr, il faudra compter aussi avec les producteurs corses (clin d’œil pour l’Aiglon…), des caprices de la comédienne principale, de la jalousie de Rosemonde, et puis honneur au Pays Basque, cher à Rostand, il y a le jeune Maurice, qui dirige la musique du spectacle avec un boléro qui fera parler de lui !



Alexis Michalik a eu une belle idée de sujet, la naissance et la première d’un chef d’œuvre. Tout y est, même le côté vaudeville d’un Feydeau, les portes  qui claquent, les quiproquos. Les comédiens sont excellents, tous apportent leur touche personnelle et leur talent. On rit beaucoup, on admire les costumes superbes, les décors et accessoires, volent et dansent au rythme des scènes. Un spectacle à ne pas manquer pour tout le bonheur qu’il apporte.

Anne Delaleu
20 septembre 2016



dimanche 18 septembre 2016

Don Quichotte - d'après Cervantès - théâtre 13/Seine

Site du théâtre ICI
Mardi au samedi 20h – dimanche 16h
2h10 sans entracte

Don Quichotte
D’après Miguel de Cervantes
Mise en scène Jérémie Le Louët (Compagnie des Dramaticules)

Cervantes et Shakespeare sont partis vers d’autres cieux le même jour il y a 400 ans.



Jérémie Le Louët et sa compagnie ont privilégié l’Espagnol, l’Anglais a été inondé d’hommages, de représentations, de commémorations.

 Avec ce spectacle, iconoclaste, inventif, on revient à l’origine même du théâtre, celui qui allait de ville en ville, dans les campagnes, divertir le public, le former, parfois lui faire sentir la peur de l’enfer, la morale aussi. Le public, était friant aussi de farces, de récits de chevalerie…

Là on ne sait pas trop qui est le comédien, le narrateur, les personnages sortent parfois de leurs rôles pour redevenir le comédien qui râle, qui sort de scène pour une raison ou une autre.
C’est une joyeuse pochade bien organisée en tout cas, avec la complicité du public justement comme à l’origine du théâtre, ou les spectateurs s’invitaient dans le spectacle ! Des accessoires, des cintres garnis de costumes, de la vidéo en direct ou enregistrée. Tout est au taquet comme on dit maintenant !

On débute par une interview puis le spectacle commence vraiment, Don Quichotte enfourchant Rossinante et Sancho suit derrière sur sa mule à pédales, l’histoire est respectée, mais ce n’est pas vraiment essentiel. L’histoire de Don Quichotte est universellement connue, mais au fait combien de personnes ont vraiment lu l’ouvrage ?


Un joyeux spectacle qui convient à toute la famille. 

Anne Delaleu
18 septembre 2016


Challenge théâtre 2016

samedi 17 septembre 2016

Renata - J. Maestro - Comédie Bastille


Site du théâtre ICI
du jeudi au samedi 21h
Samedi et dimanche 17h


Renata
d'après « Renée » de Javier Maestro
Avec : Sophie Mounicot, Philippe Saïd, Emma Fallet, Sebastiàn Galeota, Antoine Berry-Roger
Une pièce argentine traduite et adaptée par Sebastiàn Galeota et Stéphan Druet,

Mise en scène : Stéphan Druet
Costumes : Denis Evrard
Chorégraphe : Christophe Segura

Une maison bourgeoise à Paris, en deuil, un jeune homme pleure devant un cercueil. Les employés de maison, Monique et Philippe, sont désespérés, mais pas tristes, leur patron vient de mourir, ils cherchent partout un testament, qui puisse les protéger, garder leur emploi.

Renata, la veuve de Théo est partie un jour sans laisser d’adresse… et tout à coup vient une idée au couple, les biens et la fortune de Théo doivent leur revenir, mais il faut trouver une « Renata » pour jouer le rôle de la veuve éplorée auprès d’un notaire.

 copyright  : Bruno Perroud

Ils découvrent dans une malle, quelques belles robes et des escarpins de Madame, Monique et Blanche, telles les sœurs de Cendrillon essaient de se chausser, mais hélas, rien ne va, Jean se propose de les essayer, et « Renata » nait sous les yeux ébahis et réprobateurs de ses parents !

Ma foi, l’illusion est parfaite ! Jean qui était effacé dans son costume masculin, resplendit en femme, heureux, épanoui. Ce qui ne laisse pas indifférent son homophobe de père, énerve Momo sa mère maîtresse-femme et attendrit Blanche sa tante, éternelle rêveuse de Prince charmant, noyant son attente dans l’alcool.

On rit, parce qu’on connait la supercherie, nous sommes voyeurs après tout. Les malentendus, les quiproquos, provoquent l’hilarité, la belle Renata, est radieuse, Jean a trouvé sa personnalité, mais comment faire accepter sa différence à sa famille plus cupide qu’aimante, et surtout être sincère envers Alexandre, le notaire, gentil, tendre et … amoureux. La situation devient peu à peu glauque.

 copyright  : Bruno Perroud

La musique argentine, le tango, rythment la pièce, la passion y est dans les lumières, les couleurs chatoyantes des robes de Renata, tout à l’opposé de ce classique salon bourgeois.
Une parfaite mise en scène et des comédiens exceptionnels, la palme revient à Sebastiàn Galeota qui ne caricature pas le personnage.


Une pépite à découvrir !


Anne Delaleu

17 septembre 2016

Challenge théâtre 2016

mercredi 14 septembre 2016

La louve - D. Colas - théâtre La Bruyère


Site du théâtre ICI
mardi au samedi à 21h
matinée samedi à 16h, dimanche 15h30
2 h sans entracte.
Photos LOT
La louve
Daniel Colas

Mise en scène Daniel Colas


1515 ? Marignan !!!! Oui en effet la date préférée des écoliers français, facile à retenir, si tant est qu’ils apprennent encore l’Histoire… Mais pour l’instant revenons à notre échiquier royal, présenté par un homme mystérieux, qui nous conte une incroyable anecdote, véridique.


François, comte d’Angoulême, déjà très porté sur les jolies femmes, pas beaucoup sur la sienne, charmante princesse, mais boiteuse et peu gracieuse. François, est tombé amoureux de sa jeune belle-mère, la gracieuse Mary d’Angleterre, sœur d’Henri VIII mais reine de France, troisième épouse de Louis XII, grand consommateur de femmes lui aussi !


Un coup de tonnerre dans ce tableau familial, le roi Louis meurt, mais Mary, sa veuve attend un héritier ! Louise de Savoie, mère de François veille au grain… elle a bien du mal à retenir la fougue de son fils et ne veut pas que se réduisent à néant tout son lent travail de négociatrice, et ce chien fou pourrait bien perdre la couronne qui lui revient.


Dans cette histoire, les femmes se défendent, mariées par convenance, ne connaissant rien à la vie, elles sortent les griffes et les dents, Louise pour son fils François, Mary (Coralie Audret blonde et joliment perverse) pour se sauver d’un autre mariage sans amour ou d’un couvent, quant à la pauvre Claude (émouvante Maud Baecker), on ne lui demande que de faire des enfants et être la « marraine » d’une variété de prunes …


Une belle épopée, interprétée avec humour et faste par Béatrice Agenin, royale comme il se doit, omniprésente, Patrick Raynal porte avec le rôle du roi vieillissant et rongé par les remords, une vision toute en nuances du personnage. Gaël Giraudeau est le bondissant futur jeune roi, au parler cru et gourmandant sans cesse ce pauvre Yvan Garouel, bègue et souffre-douleur. Ils sont bien entourés par Adrien Melin, Suffolk amoureux certes, mais bon négociateur aussi.


Daniel Colas signe là une belle histoire au dénouement surprenant que je vous invite à découvrir avec une troupe brillante et de magnifiques costumes de Jean-Daniel Vuillermoz.


Anne Delaleu
14 septembre 2016


Challenge théâtre 2016

mardi 13 septembre 2016

L'or - B. Cendrars -



site du théâtre ICI
mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 19h, samedi à 16h
1h20
L’or
d’après le roman de Blaise Cendras

Mise en scène Xavier Simonin - Musique Jean-Jacques Milteau

« La ruée vers l’or », que de récits, de spectacles sur ce phénomène qui a bouleversé tant de vies, la fièvre de l’or, les conséquences inimaginables, les destins foudroyés.

Blaise Cendrars, suisse d’origine écrivit en 1925 ce tout premier roman, biographie d’un compatriote Johan Sutter. Celui-ci partit pour la Californie en 1834, il risquait la prison pour dettes et a préféré s’exiler, il prend le bateau au Havre avec un passeport français.

Arrivé à New York, il part s’installer en Californie, son sens des affaires, son courage et son génie, lui font rapidement faire fortune. Mais un coup de pioche dans un de ses terrains va changer le cours de sa vie…

Un coup de pioche, un ouvrier découvre le filon. Sutter lui ordonne de se taire. Pressent-il  la catastrophe ? Hélas, Marshall ne tient pas sa promesse et la nouvelle se répand dans tout le pays. Et c’est la ruée, Sutter ne parvient pas à endiguer la folie de l’or, il perdra tout ce qu’il avait. Sa famille qu’il n’avait pas vu depuis quinze ans arrivera pour découvrir les ruines d’un empire.

Sutter est-il à plaindre ? Difficile à trancher, il a réussi sans états d’âme, se servant d’esclaves, de main d’œuvre facile à exploiter. Apre en affaires, il s’est quand même fait berner. Son destin est intéressant et continue à faire couler beaucoup d’encre.

Xavier Simonin endosse le costume de Johan Sutter, il transforme le récit en « wild west show » ! Un rail de mine est suspendu, il servira au conteur pour s’agripper, monter, escalader.
Jean-Jacques Miteau ponctuera les différentes parties du récit avec son harmonica, souvenir aussi de la patrie de Sutter, c’est aussi l’instrument du Far West, facile à transporter dans ses bagages !

Anne Delaleu
13 septembre 2016


vendredi 9 septembre 2016

Quand le diable s'en mêle - Feydeau/Bezace - théâtre de l'Aquarium



Anne Delaleu
Théâtre de l’Aquarium site ICI
(2h 30)

Quand le diable s’en mêle
D’après trois courtes pièces de Georges Feydeau

Adaptation et mise en scène Didier Bezace

« Léonie est en avance »
Toudoux (joli nom !) est le futur papa, c’est son premier et Léonie sa femme souffre, elle n’a pas l’intention de le laisser en repos ! La belle-mère n’arrange rien, et la sage-femme aux allures de diablotin va semer la zizanie avec malice.

« Feu la mère de madame »
Lucien a fait la noce, il rentre tard, costumé en Louis XIV, il se fait sermonner par sa femme mais hélas pour eux, la nuit ne sera pas douce, le diable viendra leur annoncer le décès de la mère de madame. Lucien ne pense qu’à ses créanciers qu’il va enfin pouvoir régler. Mais Monsieur Lemalin leur a joué un bien vilain tour.

« On purge bébé »
Monsieur Follavoine vend des pots de chambre en porcelaine incassable, il compte bien avoir la clientèle de l’armée française et pour cela a invité le colonel Chouilloux. C’est sans compter sur le diablotin qui prendra la tête à Toto ! Ce petit chenapan ne veut pas boire sa purgation, sa mère, trainant en bigoudis, robe de chambre, rien de bien folichon, mais elle n’en a cure, se préoccupe surtout de la santé du gamin et trouvera un allié en la personne de Chouilloux, hélas pour lui...

On rit beaucoup avec les comédiens, qui s’en donnent à cœur joie et jouent avec sincérité, cette galerie de personnages peu recommandables, mais si touchants dans leur maladresse.


Feydeau à travers ses pièces, démontre sa vision peu idyllique de la vie conjugale, il en savait quelque chose et a réussi à nous faire rire de ses démons intérieurs.