jeudi 13 novembre 2014

Les coquelicots des tranchées - théâtre 14






Texte de Georges-Marie Jolidon

Mise en scène Xavier Lemaire

Bérengère Dautun, Sylvia Bruyant, Christophe Calmel, Marion Champenois, Eva Dumont, Franck Jouglas, Céline Mauge, Didier Niverd, Manuel Olinger, Thibault Pinson, Vincent Viotti, Philipp Weissert


Sur un tableau noir une citation de Charles Péguy, notre grand écrivain tombé au champ d’honneur en 1914.

Ça commence par une belle photo de famille, ce jour-là, c’est un 11 novembre comme les autres, mais c’est surtout l’anniversaire de la matriarche, une femme de tête, dure, en deuil de son mari et de son Alsace natale. Elle fait tourner la maisonnée, n’a jamais un mot aimable pour sa bru qui n’a réussi qu’à lui donner une petite-fille. Hector son fils unique est au front, le bonheur est là lors d’une permission, quant à sa fille Augusta elle s’est engagée comme infirmière au grand dam de sa mère !

C’est la vie de tous les jours pendant la guerre avec ses espoirs, ses tourments, la prise de conscience de l’émancipation féminine, il fallait bien remplacer les hommes partis au combat. Ceux qui auront la chance de revenir, reprendront leurs places et les femmes retourneront à leurs occupations. Les hommes seront vivants bien sûr mais dans leur esprit, ils n’oublieront jamais…


La mise en scène est vivante, vibrante, humaine, une belle direction d’acteurs, on ne peut qu’être sensible à cette grande fresque, en effet qui de nous n’a pas eu un grand-père parti au front ou prisonnier, de vieilles photos qui nous reviennent en mémoire, avec auprès de leur femme, leur mari en uniforme.

Hommage à mes deux grands-pères, Alphonse et Augustin et à leurs femmes Lucie et Andréa.


« Quelle connerie la guerre » Jacques Prévert (Barbara)

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