lundi 12 janvier 2015

L'étranger - Camus - théâtre 14





L’étranger
Albert Camus (1913-1960)

Adapter un roman n’est jamais chose facile, il y a toujours une « trahison », et si on a lu et aimé, il y a toujours une part de déception.

Le personnage principal Meursault, est un être falot, on ne sait pas vraiment à quoi il rêve.
La mort de sa mère le laisse indifférent, ce qui choque et exaspère les personnes qu’il rencontre. Il n’a pas pleuré à l’enterrement et a repris le cours de sa vie sans problème.

Son patron lui reproche son manque d’ambition, il fait son travail mais il n’a pas envie d’aller plus loin, c’est aussi la même chose vis-à-vis de sa petite amie, elle voudrait qu’il l’épouse, il lui répond « pourquoi pas » sans plus !

Peut-être est-il « l’Etranger » à sa propre vie. Indifférent à tout, même lors de son procès pour meurtre où il est question surtout de son manque d’humanité lors de la mort de sa mère, le meurtre de l’arabe passant au second plan.

L’adaptation de Benoît Verhaert et Frédéric Topart est simple, mise en scène pas évidente, le roman ne se prête pas vraiment à une direction d’acteur.  Il est intéressant cependant de faire connaître Camus, prix Nobel de littérature en 1957.

Une approche pédagogique des artistes avec les lycéens est intéressante, puisque la compagnie leur propose de refaire le procès mais surtout de discuter du roman et d’échanger leurs idées.

2 commentaires:

  1. comme pour le cinéma d'ailleurs, j'ai souvent du mal avec les adaptations... on se fait tellement d'images à la lecture...

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    1. oui tout à fait, les adaptations mêmes réussies sont parfois "trahisons" !

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