samedi 16 décembre 2017

Même pas mort ! - Popeck - théâtre de l'Archipel


Site du Théâtre de l’Archipel  ICI
Vendredi 19h et samedi 17h
jusqu'au 13 janvier 
durée 1h15

Même pas mort !
De et avec Popeck


Le public s’installe, les impatients, les fans de Popeck, ils l’attendent depuis si longtemps, un monsieur répond à son voisin « oh avec Popeck on sait qu’on va rire, c’est bien pour ça que je suis là ! ».

Le rideau s’ouvre, l’octogénaire favori des français, est sur scène, chapeau rond vissé sur la tête, il applaudit, nous ? mais non, il se chauffe les mains, sa femme n’a pas voulu mettre le chauffage !


Ah sa femme, il nous en parle, de leur première rencontre à leur mariage, enfin, il la supporte ... elle en prend pour son grade ! on ne connait pas son prénom, c’est comme la femme de Colombo, il en parle souvent mais pas en bien.

Et puis, Popeck puise dans ses souvenirs, son père, ses « chers disparus », Devos, Brassens, Esposito, dont il détourne sans problèmes les textes ! Ah les blagues de Popeck, l’air de rien, avec son air sérieux, il en balance des vertes et des pas mûres...

Anciens sketchs ou nouveaux, son irrésistible accent, ses phrases cultes « on n’est pas des sauvages, quand même ! ». Ses caleçons molletonnés bien entendu, à côté des strings qui ne cachent pas grand-chose. Et puis c’est un sportif, voyez comme il pratique le golf en salle, attention aux têtes...


Popeck « Même pas mort ! » mais non et il le prouve depuis des années, il a dépassé l’âge prévu par les statistiques !

Anne Delaleu
16 décembre 2017

mercredi 13 décembre 2017

Slava's Snowshow - 13ème ART



Site du 13èmeArt théâtre ICI
du mardi au samedi 20h - samedi 16h et dimanche 15h
durée 1h30 (avec entracte)
Jusqu’au 7 janvier 2018
Enfants à partir de 8 ans.

Slava’s snowshow
 Slava Polunin
Il y en a de la neige dans la salle, brrrr ! gardez votre doudoune, la scène et les larges panneaux du décors sont incrustés de neige, un croissant de lune brille au loin.

Et s’avance doucement un clown de jaune vêtu, c’est un gros bonhomme, des chaussons rouges comme son nez. Il traine une corde, veut-il se pendre ? Assissaï tire sur sa corde qui n’en finit plus et surgit un autre Assissaï, et puis les Greenz manteau vert, avec leurs grandes chaussures et leurs chapeaux à oreilles démesurés.


Entrons dans le monde féérique, et poétique de Slava, il faut se laisser aller à la poésie, à l’humour dévastateur de cette bande de déjantés de clowns qui interviennent parmi le public, prenant les affaires des uns pour les donner à d’autres, qui escaladent les fauteuils, qui transforment leurs parapluies en arrosoir, on peut même avoir un clown sur les genoux, rien ne les arrête !

Ils nous font voyager aussi à leur manière, on se retrouve en pleine mer avec un requin qui ressemble beaucoup à un Greenz... ou encore un cupidon bien maladroit. Oh ils sont bien élevés quand même, toujours en file indienne derrière Assissaï. 


Nous voilà aussi acteurs, puisqu’une immense toile fine nous enveloppe, le temps de souffler un peu, que de gags, de démonstrations virtuoses, des bulles que l’on essaie d’attraper avec un filet à papillons, et puis le final si poétique et drôle, que le public debout tape des mains, certains dansent, et l’on ressort, certes avec des paillettes dans les cheveux mais surtout dans le cœur et les yeux.


Slava a une renommée mondiale méritée et c’est heureux qu’il se soit arrêté à Paris, avant une grande tournée.



Anne Delaleu
13 décembre 2017

samedi 9 décembre 2017

Le baiser du jouet - D. Biosca - Théâtre de l'Alhambra



site du Théâtre de l’Alhambra ICI
photos François Bach

Samedi et dimanche 15h30
Tous les jours à la même heure pendant les vacances scolaires
Durée 50 mn à 1h

Le baiser du jouet
Spectacle musical de Didier Biosca
Mise en scène Laetitia Carrere


Quoi de plus agréable dans cette période de fêtes, que d’aller voir un conte musical  qui plaira aux  petits comme aux plus grands, un spectacle débordant de poésie et de vitalité.

«LE BAISER DU JOUET» se joue dans la petite salle de l’Alhambra, bien adaptée aux petits spectateurs avec ses gradins qui offrent une bonne visibilité, et  c’est confortablement installés, que nous assistons au spectacle.


Oubliés depuis longtemps, dans l’arrière-boutique d’un magasin de jouets, sous nos yeux,  un Arlequin en porcelaine, fragile, un peu trouillard aussi, au costume usé, décoloré, rapiécé,  et une jolie et courageuse poupée de chiffon « Choukette », qui a perdu un peu d’éclat mais conservé sa gaité et  ses yeux  pétillants, prennent vie.

Ils sont vite rejoints par le bon gros « Nounours », si drôle avec son langage bien à lui et son minimoi. 

Leur mission est de trouver le baiser du jouet qui leur permettra de sortir du magasin et de rejoindre le monde des humains qui s'en trouvera ainsi transformé, car bien que tous différents : grands, petits, blonds, bruns, et même cassés, on peut donner de l'amour.

Et c’est Nounours qui trouvera la solution pour que le cœur d’Arlequin et de Choukette battent dans leur poitrine.

L’essentiel n’est il pas invisible pour les yeux ?

A la base, ce spectacle est destiné aux enfants de 3 à 10 ans, mais il y a une double lecture. Les comédiens s’adressent également  aux parents, lançant de temps en temps un clin d’œil comme lorsque Arlequin déclame : « I have a dream... »

Et c’est sur une dernière chanson, reprise par les spectateurs que se termine cet agréable et tendre spectacle.

Annie Lozach
9 décembre 2017

lundi 4 décembre 2017

Glad'party - Studio et Comédie des Champs Elysées


La glad’party
Studio et Comédie des Champs Elysées
Lundi 4 décembre 19h30.
Acte I
Dans l’ascenseur j’entends déjà les rires, me voici au 3ème étage, accueillie par Dame Gladys, toujours pimpante et souriante ! ah oui, il faut que je pense à regarder la vidéo de Ronan (on parle de moi...)

Je repère vite les copains, bises à Yann, Frédéric, Christine, Thomas, Perrine. Deborah s’occupe du bar, elle pourrait entonner la chanson de Piaf « moi j’essuie les verres au fond du café... », buffet copieux, il y a traiteur et du « fait maison », ma flûte de Champagne en main, je vais à la rencontre des uns et des autres. Avignon or not Avignon ? c’est toujours la même question...

















Acte II
Faisons connaissance avec les p’tits nouveaux, on cause pièces de théâtres (heureusement !), quant à moi je suis présentée à Amériquebecoise, un grand moment de désarroi, car je n’ai pas vu sa pièce... elle est sympathique et nous devisons gentiment sur le théâtre dans « la belle Province ». Certains pseudos, ValérieR42, 4ème mur, la plume en chocolat, font penser au MI5 ou au Deuxième Bureau, ça fait très agent secret je trouve... un copain comédien me disait que la blogosphère était une mafia !


Acte III
Inscrite pour la visite du théâtre, une quatrième tournée doit être faite, trop de visiteurs ! Antoine le directeur technique est un passionné, il aime le théâtre, et les fantômes de Jouvet et Anouilh qui rôdent... On s’émerveille sur le plateau, vertige le nez en l’air en regardant les cintres, toute la technique, le superbe plafond de la salle est une merveille pour l’acoustique, un comédien qui chuchote sur scène est parfaitement entendu par les spectateurs.




Epilogue
Stéphanie Fagadau-Mercier, a succédé à son père Michel, disparu en 2011. Pour l’heure, elle nous présente le programme actuel et les pièces futures dès février.

En descendant l’escalier, je me souviens de quelques belles productions vues dans ce beau théâtre.

Nos chers disparus 2017 Claude Rich et Jean-Claude Bouillon









Merci à Gladys, à l’équipe Radio Mortimer et bien entendu à la Comédie et le Studio des Champs Elysées.

Et puis le plaisir des yeux, en remontant l'avenue Montaigne... 


samedi 2 décembre 2017

Feydeau (x) - G. Feydeau - Le Lucernaire


durée 1h10
mardi au samedi 20h et dimanche 17h
Site du théâtre Le Lucernaire ICI

Feydeau (x)
3 Pièces en un acte de Georges Feydeau
Mise en scène Thierry Harcourt

Amour et Piano
Laurence Facelina (Lucile) - Louis-Victor Turpin (Édouard) - Sébastien Baulain ou Marc Maurille (Baptiste)

Ah les jeunes filles au piano, comme c’est romantique et plus d’un peintre a immortalisé la scène, oui mais voilà avec Feydeau, on préfère « croquer » la demoiselle mais pas en portrait.

Edouard, fraichement débarqué de sa province, est bien décidé à mener grand train, il a de l’argent, une situation, il lui faut une maitresse en vue ! le voici donc dans le salon de celle qu’il croit être la Dubarrois, comédienne et demi-mondaine à ses heures. Mais voilà, Lucile quant à elle, n’a rien à voir avec le monde du spectacle, elle adore Wagner et pense recevoir son professeur de piano...


Par la fenêtre
Mathilde Hancisse  (Emma) - Sébastien Baulain Ou Marc Maurille  (Hector)

Hector, avocat, obéit en tout à maman, il est avocat parce qu’elle le voulait, elle a même choisi sa femme ! Hector n’est pas compliqué, seulement son épouse est d’une jalousie maladive, elle est retournée chez sa mère, et a donné son congé à la bonne. Bref, pour l’heure, Hector est affamé et songe à se mettre à table tranquille, lorsqu’une tornade brésilienne interrompt son déjeuner, l’oblige à s’enrhumer, en ouvrant la fenêtre, parce qu’elle veut donner une leçon à son époux jaloux maladif !

Fiancés en herbe
Nina Poulsen (Henriette) - Basile Alaïmalaïs Ou Antoine Paulin (René)

Ah que c’est ennuyeux et compliqués les « fables de La Fontaine », c’est ce que pense Henriette, petite fille modèle, en compagnie de son jeune ami René, un grand garçon de onze ans qui a les mêmes soucis que sa petite copine, ils ont un « dragon » d’institutrice qui les fait marcher au pas !
Non le mieux ce serait de se marier ! mais comment fait-on ? voilà les interrogations compliquées d’Henriette et René, qui  n’ont guère d’idées en matière de bébé, de mariage papa/maman.


Ces courtes pièces de jeunesse sont d’une grande fraîcheur et on sent déjà la patte comique mais cynique de Georges Feydeau. La mise en scène est dynamique, les comédiens se prêtent avec beaucoup de verve à ses jeux amoureux et tout finit par des chansons « Tout ça n’vaut pas l’amour » !


Anne Delaleu
2 décembre 2017



La rivière à l'envers - J C Mourlevat - théâtre Le Mélo d'Amélie


durée 1h - à partir de 5 ans.
les samedis à 16h
vacances scolaires mardi au dimanche 14h30
site du théâtre Mélo d’Amélie ICI


La rivière à l’envers - Tomek
Adapté du roman de Jean-Claude Mourlevat

Adaptation : Houdia Ponty et Coline Peyrony
Mise en scène : Houdia Ponty - Assistée de Marie Duchateau

Avec en alternance  Arno Nguyen ou Guy De Tonquedec, Isabelle Couloigner ou Marjorie Dubus, Houdia Ponty ou Clotilde Ponas, Laurent Vigreux ou Maxime Feton


Tomek, tient une petite épicerie, il a de tout, c’est ce qui stupéfie Hannah, une charmante jeune fille, qui lui fait une demande étrange, en effet, Tomek vend tout ce qu’on peut désirer, mais il n’a pas une goutte de l’eau de la Rivière Qjar.
Cette eau est magique, elle coule à l’envers et elle empêche de mourir ! Tomek sous le charme d’Hannah, va demander conseil à Icham vieil homme sage et écrivain public, pour lui demander de garder la boutique en son absence, il est bien décidé à retrouver la jeune fille et aussi la rivière.


Voici donc Tomek, brave garçon, qui n’a d’autre arme que son ukulélé, qui traverse la forêt de l’Oubli, alors qu’une sympathique mendiante l’avait mis en garde, il est sauvé par les Parfumeurs, de bien belles personnes, costumes fleuris et colorés, toujours de bonne humeur. Il devra affronter ses peurs, se retrouver avec une vilaine sorcière qui lui pose une question et espère bien le noyer dans les flots...



Une eau qui empêche de mourir, c’est un rêve que l’on a tous fait une fois dans sa vie, mais n’est-ce pas plutôt la peur de perdre un être cher, parce qu’immortel, ce doit être ennuyeux !

C’est un conte initiatique, joliment mis en scène par Houdia Ponty, l’humour ne manque pas, les comédiens savent captiver le jeune (et moins jeune) public, les rires des enfants sont une belle preuve de ce joli spectacle.

Tomek est le premier module de l'histoire jusqu'au 31 décembre 2017, il sera suivi par Hannah du 2 janvier au 4 mars 2018.

Jean-Claude Mourlevat écrit pour la jeunesse et a publié de nombreux romans.

 Anne Delaleu
2 décembre 2017

vendredi 1 décembre 2017

Bella Figura - Y. Reza - théâtre du Rond-Point

durée 1h30
mardi au samedi 21h - dimanche 15h
site du Théâtre du Rond-Point ICI



Bella Figura
Yasmina Reza

Texte et mise en scène : Yasmina Reza
Avec : Emmanuelle Devos, Camille Japy, Louis-Do de Lencquesaing, Micha Lescot, Josiane Stoléru


J’aime beaucoup l’écriture de Yasmina Reza, et je me suis dit qu’elle avait le droit de « louper » une fois dans sa vie, sa pièce et aussi la mise en scène !

La distribution est parfaite, mais comment défendre un texte sans intérêt ? La mise en scène, comment expliquer à Yasmina Reza, que la diction et la portée de voix sont importantes, alors pourquoi faire dialoguer Louis-Do de Lencquesaing avec Emmanuelle Devos dans une voiture aux vitres fermées, on n’entend rien ! de même qu’Emmanuelle Devos, s’assoie de dos pour téléphoner à sa fille, on ne distingue rien non plus.


A lire le dossier de presse, c’est passé à côté de la plaque, pour la démonstration du craquèlement d’une certaine bourgeoisie...

Et puis la scène dans les toilettes du parking, quel intérêt de voir Josiane Stoléru relever sa jupe pour satisfaire un besoin naturel et surprendre les deux amants en fâcheuse posture.

Rien de passionnant et ça dure 1h30.


La réplique finale ? on ne comprend pas ce que dit Andréa et le rideau tombe !

Anne Delaleu
1er décembre 2017

mardi 28 novembre 2017

Chagrin pour soi - Lemoine/Forte - théâtre La Bruyère


Mardi au samedi 21h
Dimanche 15h30
durée 1h20
site du Théâtre La Bruyère ICI

Chagrin pour soi
Virginie Lemoine et Sophie Forte

Mise en scène Virginie Lemoine assistée de Laury Andre

avec Sophie Forte, Tchavdar Pentchev, William Mesguich en alternance avec Pierre-Jean Cherer
 photos Karine Letellier

« C'est drôl' c'que t'es drôle à regarder.
T'es là, t'attends, tu fais la tête. Et moi, j'ai envie de rigoler ... »

Pauline la cinquantaine, n’a pas de bigoudis, ni les bas sur ses pantoufles, mais elle a de quoi être triste. Son Alexandre l’a plaquée pour une plus jeune, elle ne s’est rendue compte de rien, et la surprise est douloureuse, surtout avant Noël !

Elle est là assise, en peignoir, et puis... on frappe à la porte ! C’est lui il est revenu elle en est certaine ! Non, ce n’est pas Alexandre, mais un séduisant jeune homme, un dandy, c’est son « chagrin » matérialisé (des chagrins aussi sexy j’en veux bien...). Elle veut s’en débarrasser tu parles comme c’est facile ! Il est catégorie 4 et un CV prestigieux.



Elle va devoir le supporter (au propre et au figuré), il est là, il ne lâche rien et enregistre les « progrès » de sa patiente. Pauline essaie de faire bonne figure devant ses deux gamines. Sa copine Odile, vient lui remonter le moral. Pauline essaie tout pour se débarrasser de son gros chagrin, médecines douces, yoga, méditation, toute la panoplie du parfait désespoir à soigner !

Même en vacances en Asie, ou en boite de nuit avec Odile, son chagrin est là. Ça dure des mois, en plus, quelques « parasites » interviennent et se matérialisent, la colère, l’espoir qui se fait jeter par le chagrin, la peur aussi.



Mais Pauline remontera la pente, après tout pourquoi ne pas en faire un spectacle ? Voilà la thérapie !

Sophie Forte est touchante et drôle, Tchavdar Pentchev est un « chagrin » sympathique, danseur et chanteur, Pierre-Jean Cherer campe avec bonheur tous les personnages, les filles, le toubib, le chinois, et surtout Odile, la bonne copine.




Sophie et Virginie nous entraînent dans un tourbillon de musique et danse, et sous des dehors légers et comiques, font ressortir de l’émotion. Rassurez-vous on rit beaucoup, un bon moment à passer pour prendre des notes si on se fait plaquer (homme ou femme d’ailleurs !).

Anne Delaleu
28 novembre 2017