vendredi 11 mai 2018

ABC D'AIRS - A. Regnier - Lucernaire


jusqu'au 17 juin
mardi au samedi 19 h - dimanche 16 h
durée 1h20
Site du théâtre ICI

ABC D’AIRS


Sur une idée de Anne Regnier
Mise en scène Gérard Rauber

Avec Anne Baquet (chant), Claude Collet (Piano), Amandine Dehant (Contrebasse), Anne Regnier (Hautbois & Cor Anglais)


Un spectacle d’Anne Baquet, on s’attend à tout et toujours au meilleur. Elle parvient à nous faire croire que le chant, la musique, la danse tout est facile, tu parles ! C’est une athlète, ainsi que ses partenaires, qui ne sont en aucun cas des faire-valoir, mais d’authentiques artistes.

Un piano, une contrebasse, un Hautbois et un Cor Anglais vont compléter la panoplie.

Chorégraphies, exercices de styles et de dictions, Anne Baquet, vrai lutin, saute sur le tabouret de la pianiste, grimpe sur le piano, fait sa mauvaise élève (!), Claude Collet virtuose elle aussi, ses doigts volent sur le clavier. Amandine Dehant, nous prouve s’il en était besoin, qu’une contrebasse est sensuelle, Anne Regnier fait chanter les oiseaux dans les branches.

On passe aisément de Rameau à Khatchaturian, on musarde du côté des frères Jacques, on se permet une danse macabre, on a peur du loup, et on fait même … silence … on s’amuse et ZE FINAL est époustouflant.

C’est habile, amusant, délirant, joyeux, un des rares spectacles musical qu’il ne faut pas louper en ce moment !


Anne Delaleu
11 mai 2018

mercredi 9 mai 2018

Miss Nina Simone - Djemba/Bouvier - Le Lucernaire


Jusqu'au 2 juin 2018
mardi au samedi 21h - dimanche 18h 
durée 1h10
Site du théâtre ICI

Miss Nina Simone

Jina Djemba et Anne Bouvier


Adaptée de « Nina Simone », Roman de Gilles Leroy (Éd. Mercure De France)
Mise en scène Anne Bouvier

Avec Jina Djemba, Valentin de Carbonnières, Julien Vasnier


Ricardo se trouve devant la villa de Nina Simone, il est bien intimidé le jeune homme ! Il hésite un peu, est-ce vraiment ça une villa de star ? La villa n’est pas entretenue, mais après tout il est justement engagé pour s’occuper de l’intendance.



Nina Simone, une grande voix, une artiste, mais quel caractère ! On a mal pour lui, on a envie de balancer ses superbes escarpins dans la figure de la diva ! Pour sa défense, cette grande artiste, est malade, bipolaire, elle n’y peu rien et parfois a de la tendresse pour ce jeune homme et de bons moments de rigolade ! Il fait ce qu’il peut pour qu’elle ingurgite le lithium prescrit à la place des paradis artificiels, mais là il n’est pas toujours gagnant.



Nina a une passion, le classique et une adoration pour Maria Callas ! Toutes deux ont eu un destin fabuleux d’artiste, mais une vie privée chaotique, décevante. Nina explique à Ricardo, son parcours de petite fille qui souhaitait devenir une grande pianiste classique, et les épreuves, sa lutte contre le racisme, on a beau être célèbre, la couleur de peau est un obstacle pour des esprits obtus.


Anne Bouvier a trouvé des interprètes de choix, Jina Djemba, une présence et une voix remarquables, Valentin de Carbonnières, humble, humain, drôle, une belle palette de sentiments lui aussi ! Jina parfaitement accompagnée par Julien Vasnier pour la musique, on se régale de musique et de chant.


Une standing ovation méritée.

Anne Delaleu
9 mai 2018

lundi 7 mai 2018

J'ai mangé du Jacques - Théâtre Essaïon



  • du 7 au 29 mai 2018
  • lundis et mardis à 19h45
  • durée 1h10
  • Site du théâtre ICI

J’ai mangé du Jacques 

En compagnie de Jacques Brel, Jacques Prévert, Jacques Higelin, Les frères Jacques, Jacques Dutronc, Jacques Offenbach, Jacques Demy, Jacques Lanzmann

Mise en scène : collaboration artistique Emilie Chevrillon

Avec Julie Autissier, Raphaël Callandreau


« Faire le Jacques » c’est une expression qui reflète très bien ce spectacle.

Julie et Raphaël deux très bons musiciens et chanteurs, mangent et grignotent du Jacques à toutes les sauces, même les souvenirs télévisés !

En ouverture le générique de « Mon Oncle », et les «Jacques », se succèdent en chansons avec humour et fantaisie ou émotion quand il le faut.

De plus anciennes chansons aux plus récentes, il y a un parcours, festif, joyeux, égrillard, mais toujours dans le bon ton !


Ça fait travailler les neurones, car il y a des chansons qui nous touchent plus que d’autres, dont on se souvient, et que l’on se surprend à fredonner…

On se couche dans le foin, ça pique les fesses, on rêve d’un gâteau de princesse, on boit un peu trop, on s’éveille, et on tombe du ciel, et puis c’est l’heure de partir.

Un moment agréable avant ou après l’apéro !




Anne Delaleu
7 mai 2018

dimanche 6 mai 2018

La Guerre de Troie (en moins de deux !) - E.Labrusse - théâtre 13 jardin


mardi au samedi 20h - dimanche 16h
1h20 sans entracte
jusqu'au 2 juin
Site du théâtre ICI

La Guerre de Troie (en moins de deux !)

Eudes Labrusse


Mise en scène Jérôme Imard & Eudes Labrusse
D'après Homère, Sophocle, Euripide, Hésiode, Virgile…

Catherine Bayle, Audrey Le Bihan, Hoa-Lan Scremin, Laurent Joly, Nicolas Postillon,
Loïc Puichevrier, Philipp Weissert


Ah la mythologie ! Elle a fait couler beaucoup d’encre, inspiré de nombreux écrivains et compositeurs, Racine, Giraudoux, Berlioz, Offenbach et tant d’autres ! C’est vrai qu’il y a de la matière, c’est mieux qu’une série, jugez-en : meurtres, guerre, amour, sacrifice, ruse, enlèvement… toute la panoplie.

Sans compter les expressions populaires, la pomme de discorde, le talon d’Achille et ce vilain cheval de Troie cauchemar des ordinateurs !

Ici, tel un chœur antique, ils nous narrent l’histoire de la guerre de Troie, du pâtre Pâris, de la belle Hélène, Ulysse, Achille, de Cassandre, enfin tout cela est bien enlevé, ils chantent fort bien, accompagnés au piano, virevoltent par-dessus la table, se bagarrent. Sans oublier l’émotion, les destinées sont parfois bien cruelles, malheureuse Iphigénie, Andromaque…

Une grande table, des chaises serviront de décors pour illustrer les différents chapitres, les costumes se transformeront au gré des personnages et du récit. L’humour ne manque pas, et les comédiens en ont à revendre, et du dynamisme aussi.

On sourit et on rit, les enfants présents étaient sous le charme et s’amusaient beaucoup, ça leur change de l’école !

Anne Delaleu
6 mai 2018 

jeudi 3 mai 2018

La mécanique du coeur - M. Malzieu - A la folie théâtre



jusqu'au 24 juin 2018, durée 1h20
jeudi à 19h30 - samedi à 18h - dimanche à 16h30.

Site du théâtre ICI

Avignon 2018 théâtre Pandora

La mécanique du cœur

Mathias Malzieu


Mise en scène : Coralie Jayne
Avec Nicolas Avinée en alternance avec Pierre-Antoine Lenfant, Gregory Baud en alternance avec Maxime Norin, Clara Cirera, Gabriel Clenet, Mylène Crouzilles, Laurent Vigreux


Il fait nuit, quatre petites lumières investissent la scène, portées par des personnages bien curieux, nous sommes à Edimbourg, en 1874, une jeune femme sur le point d’accoucher va perturber tout ce petit monde. Madeleine, sage-femme un peu spéciale, dotée de pouvoirs surprenants va aider l’enfant à venir au monde, mais il fait bien froid ce jour-là et le cœur du bébé est gelé ! Rien d’impossible à Madeleine, une horloge à coucou fera l’affaire.



Les années passent, Jack a dix ans, il est bien entouré, il y a Madeleine bien sûr, mais aussi Arthur et Luna. On ne peut pas dire que ce soit la fête délirante… le seul souhait de Jack c’est aller en ville, voir du monde, sortir, Madeleine lui a promis. Alors elle cède, et les voilà dans le monde, le jeune garçon est attiré par une charmante chanteuse espagnole, il est subjugué ! Il fera tout pour la retrouver et ça le mènera bien loin et bien au-delà de ce qu’il pense et de ce qu’il redoute, car il doit éviter les émotions…


Voilà un parcours initiatique, savoir prendre des décisions, bonnes ou pas, il faut oser, c’est ce que lui explique son ami Georges Méliès, génial inventeur et magicien du cinéma.


On retrouve un peu l’univers de Tim Burton, et puis le théâtre de tréteaux est bien recréé, il y a de l’invention dans les accessoires, tout se transforme, c’est une véritable explosion de couleurs, de gags. La poésie et l’humour sont toujours présents.

Beaucoup d’enthousiasme dans la troupe, chacun joue sa partition avec justesse et émotion. Un bon moment poétique à passer rue de la Folie Méricourt.

Anne Delaleu
3 mai 2018



mardi 1 mai 2018

De théâtre et d'eau fraîche - Claude Confortès


Je dois l'avouer, je connaissais le nom de Confortès, mais pas son théâtre !

Son récit commence aussi par une drôle d'histoire pendant la drôle de guerre, sa mère n'était pas riche, mais le jour de l'an a donné quand même des étrennes au livreur de lait, elle ne se doutait pas qu'elle sauvait sa famille par ce geste, en effet, l'homme était un collaborateur et dénonçait les familles juives au SS. Mais dénoncer une pauvre femme ça il n'en était pas question !

Un parcours riche et plein d'humanité, quelles rencontres passionnantes, travailler avec Vilar, Mnouchkine, être l'assistant de Peter Brook.

Partager l'amour du théâtre, les amitiés connues ou pas, ses expériences théâtrales dans divers pays.

Confortès a été auteur, comédien, metteur en scène.

Un romantique aussi, il rend un hommage très émouvant à sa femme.

Il nous a quitté en 2016, un an après l'assassinat de ses copains de Charlie Hebdo.

jeudi 26 avril 2018

Rien à dire - Léandre le clown catalan - 13ème art théâtre




du 24 avril au 29 avril et du 15 au 20 mai.
mardi au samedi 20h - samedi 16h et dimanche 15h
durée 1h10
site du théâtre ICI


Rien à dire

Léandre le clown


Mise en scène : Léandre Ribera – Scénographie : Xesca Salvà
Musiciens : Maria Perera, Francesc Puges, Pep Moliner, Jordi Gaspar, Frederic Miralda, Sergi Sirvent, David Dominguez


Un appartement un peu fouillis, des chaussettes jaunes jonchent le sol, une grande armoire, une commode, une drôle de chaise et une drôle de table, enfin Léandre, tout de jaune vêtu arrive chez lui, il a des soucis avec les lumières qui fonctionnent quand elles veulent. Il en arrive même à demander l’aide du public ! Sa maison est réactive elle aussi, et que dire de l’armoire bien remplie…

Il fera souvent appel à nous d’ailleurs, mais c’est bon enfant et drôle.


Souvenirs d’enfance avec les bulles de savon, que nous faisons éclater, lancement de chaussettes jaunes (propres !) dans le public, nous réagissons en bombardant Léandre, celui-ci a bien du mal avec son mobilier, il prendra même son thé de travers comme sa table et sa chaise. Il prend son petit déjeuner, mais décidément ça ne va pas non plus. Il s’initie au golf, se fait livrer un colis, enfin il trouve des « victimes » bien consentantes et amusées pour l’aider.

Rien à dire, en effet, tout est dans le geste, la poésie, l’improvisation, la magie, l’adresse des mouvements, je me demande encore comment la balle de golf s’est retrouvée dans le gobelet !


Léandre un clown tout en douceur et humour à voir pour rêver.
Anne Delaleu
26 avril 2018